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mercredi 3 mars 2010

J'irai voter

Tiens, pour une fois je n'ai assisté à aucun meeting de campagne. Les temps changent diriez-vous ! Quand on grandit, on s'assagit. On se fixe des priorités (quitte à y déroger parfois !), on réfléchit plusieurs fois avant que d'agir. Hier en fin de campagne, j'ai cherché ma carte d'électeur. Bon, je l'avais pas égarée, disons plutôt que je l'ai sortie, admirée et rangée.

Je réfléchissais sur l'opportunité de voter quand subitement, une tristesse m'envahit. Nous ne devrions pas en être là aujourd'hui si si et si... Puisque les sujets de ces conditions sont tous des Togolais, j'en viens à conclure que nous ne méritons que ce que nous avons. Un peuple n'a que les dirigeants qu'il mérite, dit-on.

Alors, demain j'irai voter pour celui qui me semble avoir le mérite de diriger le Togo durant les cinq prochaines années et celui qui mérite d'être mon Président. Et c'est lui qui va remporter la présidentielle. Plaise à Dieu ! Je ne peux rien dire de plus, n'étant pas un devin.

Devant le tribunal de l'histoire, j'assumerai fièrement mon choix, celui de ne pas m'abstenir alors que résonne quotidiennement le chant de l'abstentionnisme dont les premiers mots sont "les jeux sont déjà faits !" L'Eternel bénisse le Togo.

P.S.: Je salue le courage et le sacrifice de tous ceux qui ont battu campagne. La patrie vous sera reconnaissante.

lundi 22 février 2010

Donnez-leur du pain !

Dimanche, après le culte, j'embarque de Lomé pour Aného. Une voiture de quatre places qui prend finalement sept personnes. Surcharge ? Non, c'est la mode ! A peine avions-nous roulé sur cinq kilomètres que la politique devint le sujet de discussion général dans ce taxi. Qui va gagner ? Qui va perdre ? Qui va frauder ? Et la campagne ?

Une femme à ma droite racontait avec force détails le déroulement de la campagne dans sa localité, les distributions de billets et autres gadgets pour appâter l'électorat. Puis, elle s'étonne de cette instrumentalisation de la misère des populations en l'espace d'une campagne électorale.

C'est alors qu'un monsieur assis à côté du chauffeur, la soixantaine révolue, lança :
"Détrompez-vous, les choses ne sont pas ainsi. Enfermez un homme dans une prison pendant plusieurs jours sans le nourrir. Puis après sortez-le et mettez devant lui du pain et de l'or. Que prendra-t-il au prime abord ?"

Nous tous répondîmes qu'il prendra le pain. Il poursuit :
"L'or est plus précieux que le pain mais dans cette situation c'est ce vers le pain que le prisonnier accourra. Pourquoi ? Parce qu'à l'instant, c'est ce qu'il a de plus précieux. Tous les politiciens connaissent ce principe, c'est pourquoi ils attendent l'élection pour offrir au peuple des miettes. Celui qui propose de l'or ne rassemblera pas grand-monde. Les populations affamées s'agglutineront là où ils trouvent leur compte dans l'immédiat. Qu'importe le lendemain !"

Mon covoyageur, chercheur togolais résidant au Bénin, ayant tout dit, le débat était clos.

vendredi 19 février 2010

Les préfets à l'œuvre

Dans l'un des mes billets sur ce blog, je m'inquiétais du rôle que les préfets auront à jouer lors de la prochaine présidentielle. Eux qui non contents de soutenir le candidat du pouvoir, font des pieds et des mains pour empêcher les autres candidats et leurs sympathisants de battre campagne. Menaces, intimidations, pressions constituent leur modus operandi.

Personne ne devrait se réjouir de cette situation créée par le parti au pouvoir qui donne l'impression que l'administration togolaise lui appartient et qu'à la limite, être fonctionnaire au Togo équivaut à prendre une carte de membre du RPT.

Comprenez ma rage quand j'apprends qu'une radio de Bassar est victime de pression et d'intimidation de la part du préfet de la localité suite à la diffusion d'un communiqué du FRAC.

Ne nous méprenons pas entre la parole et les actes, il subsiste un énorme fossé. Je reprends ici intégralement le communiqué de la radio en guise de solidarité et de confraternité.

Communiqué

Dans la soirée du mercredi 18 février 2010, le Chef de Station et le personnel de la Radio Dawul de Bassar ont été interpelés tour à tour par le Préfet et le Président du Tribunal suite à la publication du communiqué d’un front composé de partis politiques et d’associations de la société
civile qui soutiennent le candidat d’un parti politique de l’opposition démocratique, appelant ainsi les populations à la mobilisation pour une caravane à travers la ville de Bassar.

Les deux autorités locales estiment que la radio n’avait pas reçu leur autorisation avant la diffusion dudit communiqué et que le nom d’une personnalité du front, natif de la localité, cité dans le communiqué étant écarté de la cours à la présidentielle ne devrait pas y figurer.

Nous rappelons à tous les acteurs que la Radio Dawul, est une radio associative de droit privé qui ne vit essentiellement que sur les recettes générées par ses activités et les cotisations des membres. Elle s’est donnée pour mission en ces moments délicats que traverse notre pays d’œuvrer pour préserver l’unité de ses fils et la paix civile seules gages d’un Togo meilleur pour tous.

Elle remplit toutes les conditions légales qui lui ont permis d’obtenir de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication du Togo (HAAC) l’autorisation de couvrir tout le processus électoral.

Rappelons que la Radio Dawul ‘’la fréquence du réveil’’ émet sur la FM 88.7 depuis la localité de Bassar située à 400 kilomètres au Nord-Ouest de Lomé la capitale. (Adresse : BP 12 Bassar- TOGO, Téléphone +228 663 01 13, Fax +228 669 40 43, E-mail rdawul@yahoo.fr).
Francisco Kossi Gbandi NAPO-KOURA, Membre du CA, Trésorier

mercredi 17 février 2010

Pour la beauté du jeu !

Hier soir, je tombe par hasard sur une émission interactive en langue de la radio Nana FM dont l'invité était Me Isabelle Améganvi, député et vice-président de l'UFC. L'honorable Isabelle se livrait à une explication de texte des dernières décisions politiques prises par l'UFC relativement au processus électoral en cours. Et surtout, elle donnait la réplique à Me Jean-Claude Homawoo, conseiller de l'UFC et vice-président de la Céni qui était passé la veille dans la même émission.

Pour la petite histoire, Me Homawoo a refusé de se retirer de la Céni alors que le lui demandaient les instances de son parti. Un refus qui avait tout l'air d'une rébellion. Le parti lui a retiré son mandat, en attendant qu'il passe devant une Commission de discipline. 100% d'accord !

Parenthèse fermée
L'un des auditeurs du jour et qui a appelé pour réagir comme d'autres était M. Bodjona. C'est moi le Ministre de l'Administration territoriale, s'est-il introduit lui-même avant de saluer les interventions de Me Améganvi. Il se réjouissait de ce que l'honorable Isabelle a refusé de donner du crédit à des rumeurs sur une intervention supposée de lui Bodjona lors du dépôt de la candidature de G. Olympio.

"Moi, mon candidat c'est Faure et je ne mêle pas des affaires de candidature dans les autres partis. C'est la Céni qui réceptionne les candidatures et ce n'est pas le travail du Ministre de l'Administration territoriale" a-t-il lâché en substance avant de s'appesantir sur quelques griefs évoqués par l'UFC pour justifier son retrait du processus électoral.

Sur le gonflement des listes électorales et l'inscription des mineurs, il m'apprend que le Code électoral offre la possibilité à tout citoyen de contester l'inscription de telle ou telle autre personne et de déposer un recours en invalidation devant la justice. Dans l'entendement de Bodjona, si l'UFC a des preuves de ses allégations, il devrait utiliser ce recours.

Je sais que la justice togolaise est ce qu'elle est. Mais quand on accepte de participer à un match, on doit aussi se soumettre aux règles. Et c'est ce qui fait la beauté du jeu. En Côte d'Ivoire (comparaison n'est pas raison), le parti Gbagbo s'est jusqu'alors appuyé sur cette possibilité offerte par le Code électoral pour invalider l'inscription de certains électeurs.

Sans soutenir dans le fond la démarche du FPI, je crois que l'UFC devrait s'en inspirer, constituer un collectif d'avocats qui se chargeront de débusquer les inscriptions frauduleuses. Concomittamment, il devrait se résoudre à rejoindre le processus tout comme le CAR et la CDPA l'ont fait suite à la satisfaction partielle de certaines exigences sur l'authentification des bulletins, le vote par procuration et le vote par anticipation des forces de l'ordre. Sauf erreur d'appréciation, l'UFC a une chance d'éviter que la petite honte ne devienne une grande.

P.S. : Au cours de la même émission, un auditeur a ouvertement demandé l'exclusion de G. Olympio de l'UFC. Un autre a appelé les membres du Bureau Politique de l'UFC a créé un nouveau parti, l'Union des Forces Démocratiques. Je me suis gratté la tête à ne pas en finir. Hum, les temps changent !

lundi 15 février 2010

Navrant, vraiment navrant

Vu de l'intérieur, le comportement de l'opposition est plus que navrant. Des gens qui t'interpellent dans la rue et veulent savoir si l'opposition a des chances réelles de gagner. Au lieu de répondre à leur question, tu es obligé de leur faire remarquer que le cafouillage savamment orchestré (marque déposée) par l'UFC et son Président, le CAR et la CDPA ne peuvent que les desservir.

Mine de rien, c'est aussi une réponse, une façon d'avouer que le parti le plus serein a de fortes chances de l'emporter, de battre à plate couture ses adversaires. Un pote avançait le chiffre de 60%. Puisse son pronostic s'avérer faux. Mais il faut le reconnaître, l'électorat est démobilisé.

Comme Ferdinand, je veux bien croire que le jeu est ouvert. Ouvert parce qu'un Front républicain pour l'alternance et le changement a vu le jour. Et que ses animateurs ne sont pas des moindres (en traîtrise, dixit un AGO)... sur l'échiquier politique. Dans l'espoir que cette ouverture, même si elle ne sert pas à grand-chose aujourd'hui, peut être capitalisée ultérieurement.

lundi 8 février 2010

Préfet, quel est ton parti ?

Il vous souvient qu'en 2005, les préfets ont joué un grand rôle (oh que si, un trop grand rôle !) lors de la présidentielle. Nous voici, à quelques semaines d'une nouvelle présidentielle. Que vont-ils faire ces messieurs à cette occasion ?

Représenter le pouvoir central dans leur préfecture, pour ne pas se répéter, disons dans leur communauté et se limiter à cela. Ou bien battre activement campagne pour le parti au pouvoir. Ou encore, mettre les bâtons dans les roues des candidats de l'opposition.

Pour anticiper sur leurs comportements, le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme les a conviés à une réflexion sur le rôle des préfets en période électorale.

Je doute qu'ils soient parvenus à une compréhension de leur rôle, d'une façon générale, et en période électorale en particulier. Conséquemment, les gens risquent de se dérober à leurs obligations et de se livrer manifestement à des activités partisanes. Le contraire m'aurait surpris et leur vaudra une fière chandelle.

mardi 2 février 2010

Les lièvres et la tortue

A quoi comparerai-je la présidentielle du 28 février 2010 ? Elle ressemble au défi que se sont lancés le lièvre et la tortue dans la fable. Sauf qu'ici, il n'y en avait pas deux. Plus d'une douzaine au départ, et la nature a fait son œuvre.

Certains étaient cloués sur leur lit, ne pouvant faire le déplacement de Lomé pour se prêter aux formalités, d'autres sont très PPTE (personnes pauvres et très embêtées) qu'ils n'ont pu réunir la caution de 20 millions de francs, d'autres encore ont été disqualifiés pour naissance douteuse...

Enfin, je badine mais c'est la réalité, il ne reste plus que 7 candidats à l'élection présidentielle du 28 février prochain. Mon petit doigt me dit qu'avant le jour du scrutin, il y aura des désistements en faveur de l'un ou de l'autre candidat. Comme certains, je rêve d'une candidature unique de l'opposition. E pur si muove !

Ne vous méprenez pas, Madame et Messieurs, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Entre le 1er et le 2 mars, on verra qui aura fait sienne la morale et le premier atteindra le but. Bon vent à vous !

L'élection arrive, la vérité attendra

Mon ami Téyi répète à l'envi qu'il n'a pas le temps d'expliquer ses actes. C'est pourquoi, il les pose bien pour qu'ils parlent d'eux-mêmes. Quand j'y pense, il a parfaitement raison. Pour peu qu'on veut être efficace dans ses affaires, il faut agir et laisser les autres commenter. De par mes expériences, agir et commenter soi-même n'est pas chose facile. On se dépense doublement pour un résultat qui n'est pas certain.

Petite leçon d'efficacité organisationnelle que je vais illustrer par le travail de la Commission Vérité Justice et Réconciliation mise en place au Togo. Le mandat de cette Commission est clair : "faire la lumière sur les crimes politiques commis au Togo de 1958 à 2005".

Depuis sa mise en place, elle ne s'est pas dévouée à ce travail. Pire, elle a mis son mandat en veilleuse pour dit-elle s'occuper des élections. Alors, à chaque fois, qu'on demande à Mgr Barrigah, président de cette Commission, pourquoi son institution effectue des tournées de sensibilisation au lieu de se consacrer à la recherche des coupables des crimes politiques, le prélat est obligé de se justifier en ces termes :

"Sans avoir reçu un mandat explicite dans ce sens, notre institution considère comme un devoir incontournable le fait d’intégrer dans son agenda la préparation de l’élection présidentielle".

Cette justification ne convainc personne. En conséquence, pour des raisons d'efficacité, la Commission devrait être rappelée à l'ordre par son mandant, ou ses membres remerciés pour absence de résultats. Parce qu'en l'espèce, les ressources allouées à ces fameuses tournées "hors-mandat" sont perdues par l'Etat.

Comprenons-nous bien : je ne dis pas qu'il ne doit pas y avoir des tournées de sensibilisation pour appeler à la non-violence et à des élections apaisées. Mais je dis que ce ne sont pas les oignons de la CVJR. Dixi !

vendredi 29 janvier 2010

Après le 28 février, le vide...

Il faut impérativement voter le 28 février. Sinon après, les jours seront mauvais pour le Togo. Nous tomberons dans un "vide juridique" qui va "plonger le pays encore une fois dans la crise et l’instabilité politique permanente".

Si j'ai compris, c'est bien cela la rhétorique du RPT pour s'opposer à la reprise de la révision des listes électorales, donc au report de la présidentielle.

Alors, c'est du déjà entendu ça. En d'autres occasions et en d'autres époques, ce parti nous a toujours servi ce plat de "vide juridique" que je n'ai jamais digéré pour une raison toute simple :
L'article 61 de la Constitution togolaise qui fonde le raisonnement du RPT dit ceci : "Le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en conseil des ministres soixante (60) jours au moins et soixante quinze (75) jours au plus avant l'expiration du mandat du Président en exercice." Or, deux articles plus haut dans le même texte, l'article 59 dispose donc que : " Le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq (05) ans. Il est rééligible. Le Président de la République reste en fonction jusqu'à la prise de fonction effective de son successeur élu."
J'espère avoir tort et que le RPT a totalement raison. Un juge impartial pour nous départager ?

mercredi 27 janvier 2010

Moi, sans toi et tous les autres









  • Gilchrist dit qu'il ne peut pas être Premier ministre de Faure. C'est pourquoi, il a envoyé Fabre à l'élection. Comme c'est le RPT qui va gagner, Fabre sera nommé à la Primature.
  • Gilchrist a pris des milliards de francs CFA pour ne pas se présenter à la présidentielle contre Faure.
  • Non, non, ce n'est pas comme ça ! C'est Jean-Pierre Fabre qui a pris l'argent chez Faure pour empêcher Gilchrist d'être candidat.
Que de balivernes n'entend-t-on pas ces derniers jours dans les rues de Lomé ? Parfois, j'ai l'impression qu'il n'y a que des scénaristes et des dramaturges dans ce pays. Alors baliverne pour baliverne, je me prends à rêver de ce qui aurait dû se passer en 2008 au dernier congrès de l'UFC.

Le Congrès décide de laisser le soin au Bureau politique de désigner au moment opportun un candidat capable de défendre les couleurs du parti à la présidentielle de 2010.

Prenant la parole, à la fin des travaux, le président du parti, Monsieur Olympio, tire le bilan de quatre décennies de lutte et annonce sa retraite politique.

"Je n'abandonne pas la lutte. Je serai toujours présent aux côtés des forces démocratiques en vue de l'achèvement du combat que nous avons engagé. Mais je ne doute pas un seul instant que la relève ne fera pas défaut... ".

Standing ovation de l'auditoire, M. Gilchrist entre dans l'histoire par la grande porte. Pour que ce rêve se réalise, il va falloir attendre encore longtemps. Parce que les gens n'ont pas grandi et en sont toujours à réclamer des sucettes.

Sinon comment s'expliquer le spectacle ridicule que nous offre ces derniers jours l'UFC ainsi que son leader. A la lecture des journaux, il se dégage l'impression d'avoir affaire à des gamins qui se disputent dans une cour d'école.

mardi 26 janvier 2010

Du berger à la bergère

L'article 90 du Code électoral dispose :
« Durant les trente (30) jours précédant l’ouverture de la campagne électorale officielle, est interdit toute propagande déguisée ayant pour support les médias. Sont considérés au sens de la présente loi comme acte de propagande électorale déguisée, toute manifestation, déclaration publique de soutien à un candidat, à un parti politique, à une coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne, association ou groupement de personnes, quel qu’en soit la qualité, nature ou caractère. Sont assimilés à des propagandes ou campagnes déguisées, les visites et les tournées à caractères économique, social ou autrement qualifiées, effectuées par toutes autorités de l’Etat sur le territoire national et qui donne lieu à de telles manifestations ou déclarations. Toutefois, ne sont pas concernées les activités normales des membres du gouvernement et des autorités administratives. (…) »
Il y a quelques jours déjà, je stigmatisais les déplacements de Faure Gnassingbé que je considérais comme étant des campagnes électorales relativement aux discours tenus par l'intéressé lui-même.

Tenez quand on promet de construire des routes, des hôpitaux et, que sais-je encore, dans une localité à un mois de la fin de son mandat et d'une élection, il faut être aveugle pour ne pas y voir une sollicitation de suffrages.

Faux, rétorque Pascal Bodjona, le Ministre de l'Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, dans un entretien paru ce jour sur le site gouvernemental, voici ce qu'il déclare in extenso :

"Ce n’est pas parce qu’il y a une élection que le chef de l’Etat va arrêter la politique qu’il a entrepris depuis 2005 ; il ne va pas affamer les populations en raison du processus électoral. Le président poursuivra ses actions en faveur des populations jusqu’au jour des élections".


Cette déclaration appelle une question : Monsieur le Ministre, quel lien y a-t-il entre les tournées de Faure et le fait d'affamer les populations ? Ah que si, je vois. Sans tournée, pas de générosité en billets de banque. N'est-ce pas ? En tout cas, le message est reçu 5/5.

vendredi 22 janvier 2010

Offensive verbale

Egba na ké (les élections arrivent encore) d'Amen Jah Cissé. A consommer sans modération !