Je me suis gardé jusqu'alors d'exprimer clairement mon point de vue sur la crise postélectorale en Cote d'Ivoire. Par prudence certes, parce que j'ai des amis ivoiriens dont j'ignore le positionnement. Mais aussi par dépit. Car comme le disent les magiciens : "On a tout fait, on a parlé, mais vraiment rien n'a changé".
Ces quelques lignes ne sont donc pas pour la Côte d'Ivoire mais pour mon pays, le Togo, et ses enfants les conducteurs.
Voici un homme dont on dit qu'il n'est pas Ivoirien, qui pourtant a été un jour Premier ministre de la République. A la mort de son mentor, il a fait des pieds et des mains pour lui succéder, contrairement aux dispositions constitutionnelles. Ses adversaires ont monté mille et une artifices pour l'empêcher d'être simplement candidat. Cependant, il finit par obtenir de haute lutte le droit d'être électeur et éligible et se présente à l'élection présidentielle de 2010, comme tout citoyen soucieux d'apporter sa pierre à l'édification de sa Nation.
Des qualités, il en a peut-être trop au point qu'on lui prête d'être l'instigateur du coup d'état de 1998 et le financier de la rébellion de 2002. Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, Alassane Dramane Ouattara est un leader admirable. Il faut être stupide pour ne pas désirer un tel dirigeant pour son pays.
Pour 2015, je rêve d'un ADO pour le Togo. Un homme aux compétences indiscutables, au parcours politique exemplaire qui a su s'entourer d'une équipe gagnante et qui au final a l'estime de la communauté internationale (id si ita est).
On ne naît pas ADO, on le devient par la ténacité au travail et la persévérance dans la lutte. Amen !
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lundi 20 décembre 2010
vendredi 10 décembre 2010
Cocktail molotov

Beaucoup de journaux ont dans leurs éditoriaux donné leur appréciation subjective de la crise actuelle en Côte d'Ivoire. J'adhère totalement à l'opinion du confrère Tshitenge Lubabu M.K.
L'enfer ce n'est pas les autres. "Le problème est simple : certains de nos leaders se comportent non pas en hommes d’État, mais en bandits".
Comme dans une razzia, l'objectif inavoué de la plupart des leaders est le butin et non le mieux-être du peuple que l'on prétend servir. Pour l'amour de la Côte d'Ivoire, Gbagbo Laurent doit reconnaître sa défaite et partir. Prendre un repos mérité après une mandature particulièrement éprouvante. Pourquoi pas, reculer pour mieux sauter, cinq ans plus tard.
Quand un chef d'Etat se maintient au pouvoir par la force, il convient de se demander pourquoi : égo, crainte du lendemain, influence cynique de son entourage. En Côte d'Ivoire, il me semble que nous avons affaire à un cocktail de tout, un cocktail Molotov. La déflagration est inéluctable.
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